Je vais tenter une petite série d'articles sur le bricolage de vélos... on verra bien si je tiens le rythme.

On a découvert depuis quelques temps avec Laurence le groupe Metz Vélo Kustom, des passionnés de vélo plutôt originaux : ce ne sont pas des bouffeurs de route recouverts de pub, ou des vététistes dopés à l'isostar ou encore des randonneurs obsédés par la sécurité routière. Rien de tout cela, chez MVK c'est plutôt une bonne ambiance sans prise de tête avec une bonne dose de style ! Pour ce qui est du style, on pourrait dire sans trop se planter qu'il est largement inspiré de la culture custom, plutôt rock et vieilles bagnoles ou motos américaines (je vous rassure, si la démarche semble similaire, au final ça ne ressemble pas trop au Jacky Tuning Show ;)). Certains vélos sont donc customisés jusqu'à l'os, sans que l'on soit vraiment capable de reconnaître leur forme d'origine. Pour autant, le groupe n'est pas sectaire et il est possible de venir rouler avec n'importe quel type de vélo (voir leur site pour plus d'infos).

Quand on baigne un peu dans cet environnement, ça donne forcément envie d'avoir un beau vélo comme tout le monde et donc de s'en personnaliser un dès que possible. Si le passe-temps peut sembler être un truc de riches, comme partout on peut se débrouiller avec un budget serré en étant malin et bricoleur (cela peut commencer par de longues séances à scruter leboncoin pour une base de vélo ou des pièces...)

J'ai donc eu envie de me lancer dans un tel projet, d'abord pour apprendre à bidouiller un vélo et aussi pour en avoir un qui me plaise.

Mais quand on débute dans le domaine, ce n'est pas simple tous les jours. Comme tous bons professionnels de la profession, les gens du MVK ont un jargon bien à eux et il faut s'y faire. J'ai dû apprivoiser sur le tas leur bestiaire de cruisers, burrito, limo, choppers, rats, bobbers, boardtrackers, swing ... Et c'est encore pire pour les pièces ! (Je me dis qu'il y a trop moyen de faire un wiki custom avec la définition de tous ces machins et ces bidules pour les débutants, mais bon je crois que je m'égare) Pour un apprentissage en version accélérée, on peut se taper la lecture de sites comme custombrigad ou ratrodbikes.

La customisation peut être plus ou moins importante :

  • niveau 1- on peut commencer par rajouter des accessoires ou changer quelques parties faciles d'accès comme les pédales, les lampes, la selle...
  • niveau 2- ensuite on a tendance à vouloir se faire un vélo en recombinant des pièces. Partir d'un cadre, d'une fourche, de roues, d'un guidon, d'une selle de provenances diverses, tout mettre dans le shaker et avoir un vélo original, ce qui demande quelques capacités en mécanique.
  • niveau 3- on modifie les pièces standards comme le cadre, la fourche, le guidon. Pour cela, mieux vaut avoir les bases dans le travail du métal.
  • niveau 666- tu passes en mode angry McGyver et tu essayes de faire un vélo à partir d'un cadre de mobylette rouillé, de tubes de chauffages et d'un vieux lit en métal ! Il faut un peu réinventer la roue, mais le challenge est sympa et le budget super limité.


Pour ma part, comme je n'y connais rien, je suis réaliste et je vise un niveau 2. Dans le prochain article, je vous présente mon vélo actuel et ce que j'aimerais en faire.